


LE CONTEXTE (histo et géo) :
Lors de la croisade des Albigeois, ( lien : Catharisme et croisade des Albigeois ), après avoir pris Carcassonne, Simon de Montfort s’attaque à Lestour, Minerve puis TERMES en 1210….La famille seigneuriale autour de Raymond de Termes règne alors sur le territoire du Termenes qui comporte une soixantaine de villages…Cette famille soutient le Catharisme avec notamment Benoit de Termes, devenu évêque Cathare du Razes.
Les vestiges du château sont dans un site grandiose au coeur des Hautes Corbières avec autour, les gorges de Termenet et de Coyne-Pont qui forment une défense naturelle avec en particulier, au milieu ces gorges, le Roc de Termenet, un bloc escarpé qui domine le site et ou a été bâti un fortin permettant de protéger l’accès à l’eau tout en permettant de s’opposer aux assiégeants.




RECIT DU SIEGE :
Le siège va durer 4 mois et plusieurs sources historiques relatent les épisodes de ce siège comme Pierre de Vaux dans ses chroniques vers 1212, et Guilhem de Tulède dans « la conso » à la même époque ; Les extraits de ces texte « illustrent » ce récit ……
« Les défenseurs (du château) nombreux et bien armés, nullement intimidés par notre petit camp,(les croisés de Simon de Montfort), sortaient et rentraient pour chercher de l’eau et tout ce qu’il leur fallait sous les yeux des nôtres qui étaient incapables de les en empêcher. Pendant ces allées et venues, des croisés du nord arrivaient au camp de jour en jour, peu nombreux et goutte à goutte. Dès que nos ennemis voyaient approcher ces croisés, ils montaient sur les remparts et s’écriaient ironiquement pour se moquer des nôtres…..peu après, des croisés de la France du nord et des pays germaniques commençaient à arriver par troupes nombreuses. A cette vue, nos ennemis prirent peur, cessèrent leurs moqueries et devinrent moins présomptueux et moins hardis.
Les choses en étaient là quand les nôtres remarquèrent que la tour de Termenet (…) entravait la prise du château dont elle était voisine ; Ils cherchèrent le moyen de s’en emparer. Au pied de la tour bâtie au sommet d’un bloc rocheux, ils mirent des sentinelles pour empêcher les défenseurs d’aller au château (….) et les nôtres installèrent un mangonneau (catapulte) non sans extrême difficulté ni périls dans un endroit presque inaccessible entre la tour et le château »
A ce moment, nos ennemis manquèrent d’eau, leurs voies d’accès étaient bloquées depuis longtemps (….) le courage et l’envie de résister leur manquèrent également ; Ils parlementent avec les nôtres, ils négocient la capitulation… »
« Certes il avait du vin pour peut être trois mois mais sans eau, qui peut vivre ?…Aucun homme je crois ! »

C’est alors que ce qui peut apparaître comme un miracle se produit…. »Un déluge soudain s’abat sur le château ; Cuves, tonneaux débordent…de cette averse, ils boivent, ils remplissent leurs cruches, pétrissent du pain neuf, font des soupes nouvelles… »
Raymond de Termes qui avait négocié sa capitulation pour les jours suivants renonce à ses engagements mais, peu de temps après, les occupants observent des changements dans le comportement des assiégés….. »une colique effroyable les prend…ils abandonnent tout, sauf les bourses sonnantes….Termes est pris »
Lien rando sur le site Visorando :
https://www.visorando.com/randonnee-autour-du-chateau-de-termes/

Je suis le gardien du château de Villerouge Termenes, l’endroit où fut brûlé le dernier Parfait connu….Guillaume Bélibaste …un très bel endroit à visiter !

MOUNICOU : Gîte de Mounicou, à Auzat (FRANCE) / tél 05 61 64 87 66 et 06 22 24 60 02 / je le recommande vivement pour l’accueil de Mme LAMIC et son très chouette gîte d’étape. (pour les puristes…c’est pas loin mais pas encore la Catalogne; on est en haute Ariège !!)
REFUGE DE VAL FERRERA : tél +34 973 624 378 et 06 69 53 25 13/ refugivalferrera@feec.cst
ALINS : camping de Val Ferrera / +34 973 62 44 08
LLAVORSI : Camping RIBERIES tél +34 973 622 151 ou 06 20 82 27 46 / info@campingriberies.cst
MONTENARTRO : Refugi de l’abadia de Montenartro / tél +34 620 822 745 / 666 611 557 / refugimontenartro@gmail.com
LA BASSETA (St juan de l’Herm) : tél +34 973 298 015 / info@santjoandelerm.com
CASTELBO : Camping BUCHACA Tél +34 973 351 608
LA SEU DE URGELL : très nombreux hôtels, chambres, camping
MOLI DE FORNOLS : Camping i allotjament rural / tél +34 973 370 021 / molidefornols@hotmail.com
GOSOL : Camping CADI / tél +34 636 066 465 ou Hotel Cal Francisco : +34 973 370 075
BAGA : Camping BASTARENY / tél +34 938 244 420
lien avec la maison d’édition : https://www.google.com/search?q=piolet+mapes&tbm=isch&source=univ&sa=X&ved=2ahUKEwi1462Bl9ThAhXr6OAKHePfDO8QsAR6BAgJEAE&biw=1745&bih=881


Ci dessous un aperçu du tracé en pointillés noirs sur la carte que je vous conseille





Guillaume Delaire, disciple de Pierre Authié, informé de l’intention de Guillaume Dejean de livrer les frères Authié à l’inquisition, lui propose de l’aider à les pièger autour de Larnat…
Depuis Quié, ils partent pour Larnat puis le col de Larnat pour descendre vers Junac (le traçé effectué dans la rando)
Attendus près d’un pont à Alliat, ils frappent le traite pour lui faire avouer ses intentions et l’emmènent sur les hauteurs de Miglos pour le précipiter dans une « fosse profonde » (sans doute le ravin du Correc)
Ils ont dû profiter de l’ombre et de la nuit pour se glisser sans bruit aux yeux de l’ennemi
Anonymes discrets évitant toute gloire, ils ont tracé ici une page d’histoire
Vers les vallées d’Andorre, venant de Mounicou, cent fois par ces chemins, ils ont risqué le coup
Ils prenaient résolus, les sentiers de montagne s’aggripant aux rochers qui surplombent l’Espagne
Quand la lune voilée leur cachait la piste, leurs sens affutés s’habituaient très vite
Aux bruits, à l’odorat, ils se guidaient fort bien, là c’était le ruisseau, et plus haut les sapins
Au fond d’une cabane ou au creux d’un rocher, ils se cachaient le jour, évitant le danger
Alors, ils repartaient, trainant des juifs errants encordés aux vieillards et portant les enfants
Izards et sangliers étaient leur compagnons lorsqu’au soir couchant, ils traversaient les monts
La résistance ailée leur demandait soutien jamais ne refusant, sachant que c’était bien*Par le port de Bouet et par le port du Rat, fuyant tous les mauvais, on passa, on passa
Le pilote abattu, par les autres amenés, le patriote à mort qui était condamné
On passa l’être humain qui n’avait plus de route, tombé dans le cours de l’immense déroute
Aux Denjean, aux Delpy, à bien d’autres encore, tous passeurs inconnus vers le pays d’Andorre
Oh ! faites qu’aujourd’hui nul ne puisse oublier ceux-là qui dirent non !, refusant de plier
Il parait que le soir, le long des Pyrénées, lorsque souffle le vent de Méditerranée
L’on entend comme un chant plaintif et continu, la voix des innocents, vibrante et soutenue
Monter des profondeurs, des failles et des ravins dans un hymne à la paix, solennel et divin
Peuple libre à genoux! Dieu pour l’éternité, ils nous ont réappris le nom de LIBERTE.
(texte écrit par M. AZEZIAT, à la gloire de Mr DENJEAN, passeur à Mounicou, à partir de faits relatés parM. René RAYNAUD)
Les SPOULGAS sont des grottes naturelles ; En nombre considérable (plus d’une vingtaine) en haute vallée d’Ariège et placées au dessus de lieux d’échange stratégiques, elles ont été fortifiées au 12e siècle par le comte de Foix à un moment où le comté était très «courtisé» par L’Aragon et la France.
Elles complétaient ainsi efficacément le réseau de places fortes comme Lordat.
Il est possible que l’une d’entre-elles ait pu servir à cacher momentanément le « trésor » des Cathares au moment du siège de Montségur.
Sur un lieu occupé depuis l’âge du bronze, le château est Bati à la fin du XII e siècle ; Il surplombe un carrefour de vallées proche des mines de fer de Rancié exploitées depuis l’antiquité.
Le château abritera des cathares jusqu’à la fin du 13e siècle
Comme pour le château de Lordat, le château de Montreal de sos fut longtemps l’objet de convoitises et de tensions entre comté de Foix, royaume d’Aragon et royaume de France, en particulier au moment de la définition des frontières pour le traité de Corbeil (ch artocle château de Lordat et entre 2 royaumes)
En 1272, le roi de d’Aragon, qui avait auparavant confié le commandement des chateaus du haut pays à raymond de cardone , est cette fois sommé de les livrer aux officiers du roi de France
Un épisode relaté dans une charte explique comment l’un d’entre eux fut recu à Montreal de sos :
« Lorsque le chatelain de Tarascon entra dernièrement au nom du roi (de France) dans la vallée de Sos pour y recevoir le serment de fidélité des habitants, il envoya a cet effet, par un officier du roi, à Raimond Batailla, chatelain de Montréal de Sos, l’ordre écrit de se présenter devant lui : celui-ci traitant cet émissaire en ennemi le retint prisonnier et il l’est encore.
Le gouverneur de Tarascon l’a fait réclamer : Batailla a répondu qu’il le garderait et qu’il en arreterait bien d’autres.
Bien plus, non-content de cette première injure, il a fait chasser du pied de Montralp le chatelain de Tarascon et les autres officiers du roi qui étaient avec lui, et les a fait poursuivre l’espace d’une lieue à coups de pierres et de carrals (scories de fer) »
Le roi d’Aragon gardera sa main mise sur la région jusqu’en 1273, date à laquelle il finit par remettre les chateaux convoités au sénéchal de Carcassonne qui les donna lui-même à la contesse douainière de Foix.
Le château sera finalement détruit au XIVe siècle par le roi d’Aragon
A proximité du château, une grotte protège plusieurs gravures et l’une d’entre-elles a suscité de nombreux débats :

L’état des gravures fait que les représentations qui en ont été faites diffèrent quelque peu
Certains ont interprété cette gravure comme étant inspirée par les Templiers : le dessin représenterait le Saint Graal, un tailloir décoré, une épée brisée, la lance ensanglantée, le sang du Christ,….
Mandement, une figure locale adepte d’ésothérisme, dans ses observations en 1930, prétend que les peintures seraient d’origine Cathare.
Selon les auteurs, la grotte contenant la fresque serait donc, soit un lieu d’initiation des gardiens du Graal, soit un lieu d’initiation des prêtres Cathares.
Les templiers, les Cathares, le Graal,……….. le lien est tentant pour raviver le mystère des lieux !
En fait, si on se réfère à des monuments présents dans la région, comme par exemple le calvaire du prieuré d’Unac, (cf article … ), on se rend compte qu’il s’agit probablement d’une représentation des outils et des armes liés à la passion du Christ : L’éponge vinaigrée au bout d’un bâton, l’épée avec laquelle Pierre trancha l’oreille du serviteur de Caïphe, les clous de la croix, la couronne d’épines, la lance qui perça le flanc du Christ, etc…
De plus, il n’y a pas de trace de Templiers dans la région ; Le site à un moment été confié aux Hospitaliers.
« montseguraucoindestemps.uniblog.fr »
